Mon blog sur l'écologie politique

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lundi 23 janvier 2017

Luttes environnementales en Malaisie et Indonésie

Ce vendredi "La voix sans maître" sur Radio Campus Lille s'intéresse aux luttes environnementales en Malaisie et Indonésie avec la présentation de trois de ses reportages dans la région. Cette émission est écoutable en cliquant ICI. Le morceau de Superman Is Dead débute à 10'17 et la discussion à 14'25.

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dimanche 22 janvier 2017

Voyage à la source des écologistes de Java

C’est dans un pick-up que nous quittons Wringinanom, où se trouvent les locaux de l’association écologiste Ecoton, pour rejoindre les hautes terres de Wonosalam, à l’Est de Java, en Indonésie. À moitié biologiste de terrain et à moitié organisateur communautaire, Amir est au volant. C’est lui qui coordonne depuis 2010 un programme de réhabilitation de la forêt mené avec les habitant·es du district. Il a vécu sur place pendant deux ans lors de la mise en place du programme et aujourd’hui il est accompagné par Riska, biologiste elle aussi, par Afrianto, un bénévole de l’association, et par Heri, dont les photos illustrent ce reportage. Tout le monde a hâte de rejoindre la fraîcheur des hautes terres. Pour les biologistes, il s’agit d’améliorer la qualité des eaux des cinq rivières qui dévalent de ces montagnes. Les habitant·es, pour leur part, cherchent des activités durables pour faire vivre leur district.


La suite de ce reportage est à lire dans le numéro 116 de L’Âge de faire qui paraîtra à la fin du mois de janvier 2017.

mercredi 28 décembre 2016

Le revenu garanti, une mesure productiviste ?

Un article paru en juin 2016 dans le n°23 de Moins!, journal romand d'écologie politique et qui reprend une partie de ma brochure sur le revenu garanti.

J'ai édité dans mes jeunes années une brochure qui faisait la promotion du revenu garanti : comment « perdre sa vie à la gagner » (1), expliquaient de jeunes écologistes proposant plutôt de rester au lit pour « transformer son temps en bonheur en tranches ». Presque quinze ans après, parmi les rédacteurs et rédactrices de ces textes, beaucoup sont engagé-e-s dans des activités bassement productives et rémunérées : maraîchage, enseignement du français langue étrangère, soin aux enfants handicapés… Il y avait finalement de quoi faire sans pourrir la planète.

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mardi 13 décembre 2016

Kuala Lumpur, 19 novembre : Bersih !

Pas de violence policière dans les rues, mais une répression en amont. Pour sa cinquième marche, le mouvement de la société civile malaisienne Bersih a rassemblé environ 40 000 de ses supporters dans les rues de Kuala Lumpur. En huit heures de manifestation, aucune émeute alors que 7000 policiers avaient été déployés. Pour rendre le mouvement aphone, le gouvernement de Najib Razak a fait arrêter la secrétaire générale de Bersih : depuis la veille de la manifestation, vendredi 18 novembre, Maria Chin Abdullah est en cellule de confinement pour 28 jours sans autre forme de procès. Ses avocats viennent de déposer une plainte en justice. Après la manifestation de samedi, Najib Razak paraît loin d’être affaibli, malgré l’immense scandale de corruption 1MDB, qui ternit son image. Comment expliquer le rapport de force actuel entre le Premier ministre et la société civile qui demande sa démission ? Qui était à la manifestation de samedi ? Quels sont les espoirs de ceux qui se sont mobilisés ? Un reportage à Kuala Lumpur publié le 23 novembre par Asialyst. (Le chapô et les intertitres sont de la rédaction.)

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mercredi 23 novembre 2016

Le village de Lakarwodo résiste en cartes

C’est en secret que les villageois de Lakardowo, à Java Est, se rendaient à dix kilomètres de là dans les locaux de l’ONG Ecoton, une association de défense de l’environnement. « Les femmes, lors de leurs premières formations sur les déchets toxiques ou sur les régulations environnementales, mentaient à leur famille et à leur voisins quand elles venaient ici. Les hommes attendaient 22 h pour que personne ne les voie. » Riska se souvient de leurs premiers contacts avec l’équipe de biologistes militants dont elle est la benjamine. Depuis quelques mois, elle a le plaisir de voir les villageois venir de jour et toujours plus nombreux, entassés sur le plateau d’un pick-up, pour élaborer avec l’ONG des réponses à ce que vit le village depuis six ans.

En 2010 une usine de traitement de déchets toxiques, PT PRIA (Putra Restu Ibu Abadi), s’installe sur la commune, se présentant aux autorités du village comme une usine de briques et de papier recyclé. Il faut du temps, des lanceurs d’alerte et des malades pour comprendre que les briques en question ne sont que l’une des formes sous lesquelles l’usine se débarrasse de déchets toxiques..

La suite sur le site visionscarto.net.

vendredi 11 novembre 2016

L'héritage toxique de Metaleurop

L’impression d’être négligé.e est tenace dans ce coin du Pas-de-Calais, la sensation de ne compter pour rien. Si l’injustice y est perçue comme commune, inévitable, elle heurte néanmoins toujours le sens moral. Les contre-coups de la fermeture en 2003 de Metaleurop Nord ne démontrent pas le contraire. « Pas normal », c’est ce qui se répète autour de cette usine de métaux non ferreux qui multiplia les records : leader mondial de la production de zinc dans l’entre-deux-guerres, de la production de germanium et d’indium dans les années 1970. À sa fermeture, c’est le site industriel le plus pollué de France1. « Pas normal » qu’après de telles nuisances l’usine ait pu fermer en quelques mois et se soustraire à ses responsabilités grâce à un montage juridique qui laisse ses pollutions orphelines. « Pas normal » qu'après avoir laissé dépérir pendant des années sa filiale nordiste tout en encaissant ses profits, le groupe européen ait coupé tous les liens avec elle, se défaussant de ses obligations en matière d’environnement. Pollueur, payeur ? Pas ici. L’État ramasse la note… mais choisit de ne pas la payer. Plus de douze ans plus tard, l’héritage toxique de Metaleurop donne lieu à des conflits renouvelés.

Lire le reportage complet sur le site de La Brique ou dans le n° 48 de l'automne 2016, « La santé, c'est capital ».

jeudi 29 septembre 2016

Cartographie participative du vélo potentiel à Kuala Lumpur

Kuala Lumpur a, vu du ciel, des airs de plats de spaghetti où s’emmêlent les autoroutes à deux fois trois ou quatre voies. Dans les quartiers, les automobiles garées sur les trottoirs, les embouteillages où les pare-chocs se touchent presque et la priorité donnée aux voitures sur les piétons rendent improbable l’idée de faire du vélo dans la capitale malaisienne. C’est pourtant le cas, même si les cyclistes sont assez rares pour qu’on puisse passer une journée sans en voir un… Mais cela ne s’improvise pas, il est déconseillé de partir à l’aventure sans une idée précise de son itinéraire. Pour cela, l’apprenti·e cycliste peut désormais compter sur une carte qui l’aidera à circuler dans la jungle urbaine : Cycling KL Bicycle Map.

La suite sur le site Visions carto.

dimanche 31 juillet 2016

Moi président, l’écologie, je m’en fous

Article paru dans CQFD n°141, mars 2016

Certes, la plupart d’entre nous n’attendait rien de toi, Parti socialiste. Mais le quart d’inscrits égarés qui t’a porté au pouvoir a dû sérieusement être déçu. Transition écologique, préservation des espaces naturels, lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air, du sol et des eaux… Où en sommes-nous ? Ta présidence n’est pas synonyme de simple dégradation de notre patrimoine naturel commun. Non, tu as bien su le valoriser, au point qu’il a gonflé quelques portefeuilles.

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mardi 19 juillet 2016

Ghosbusters et le sens de l'empathie

Stupeur en ce début d'année 2016, quand Sony Pictures dévoile les premières images de son reboot Ghostbusters, produit par Ivan Reitman et dans lequel apparaissent les acteurs et co-auteurs du film original (à l'exception de Harold Ramis, décédé en 2014). Malgré le parrainage de l'équipe originale, le public s'étrangle d'indignation. Ce nouveau Ghostbusters a-t-il annoncé être composé de longues digressions façon cours de physique ? Met-il en scène des fantômes à la Casper, trop gentils pour nous faire sursauter ? Les nouveaux chasseurs de fantôme sont-ils tous les quatre les acteurs les plus détestés de Hollywood, spécialisés dans des rôles de serial killer ? La bande annonce est-elle assurée par Doris Day ? Non, ce qui déclenche cette tempête, c'est que les personnages principaux sont tous féminins. Rendez-vous compte, quatre femmes, alors qu'une suffit souvent à rétablir l'équilibre (avec un Noir et un nerd).

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samedi 2 juillet 2016

Signé : un homme qui ne se laissera rien arracher

Il y a quelques semaines, dans une exposition des affiches féministes recueillies par le collectif La Rage, j'ai eu le désagrément de voir posé le message que voici

au-dessus de l'affiche que voilà.



Non pas à côté mais au-dessus, cachant en partie l'affiche.

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