Mon blog sur l'écologie politique

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Tag - Écologie politique

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mercredi 24 septembre 2014

Qui est réac ? Qui est moderne ?

Je viens de livrer mon troisième dossier à L'An 02, la revue d'écologie politique que j'anime. Vous pouvez trouver ce n°6 en librairie à 7 € ou vous abonner à 10 € les deux numéros. 60 pages en couleurs, format A4 ou à peu près, des lectures de bouquins récents, des chroniques et des reportages, 100 % bénévole, elle a besoin de lectrices et de lecteurs pour exister. Pourquoi pas vous ?

L’écologie propose de s’éclairer à la bougie, de renvoyer les femmes à la maison et à leur condition… ou bien, lorsqu’elle gagne en maturité, elle se montre à la pointe de l’innovation, prête à miser sur l’efficacité des nouveaux procédés de management des flux humains et énergétiques. Alors, l’écologie politique : tout à la fois réac et moderne ?

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jeudi 3 juillet 2014

PMA, écologie radicale et féminisme : passé les bornes…

Hiver 2012-2013 : le débat politique se sclérose sur la question des droits des personnes LGBT et les écolos radicaux n'y font pas toujours bonne figure. Le projet de loi sur le mariage pour toutes et tous propose-t-il dans un premier temps l'ouverture de l'assistance médicale à la procréation (ou PMA) aux couples lesbiens ? Les critiques que l'on peut faire à ces techniques étaient jusqu'alors plutôt discrètes, mais elles fleurissent, en ce sombre hiver comme au printemps, accompagnées des rumeurs les plus incongrues sur notre modernité devenue folle (1) ou de supputations sans pudeur sur la sexualité des lesbiennes ou des gays (2).

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lundi 14 avril 2014

Radicalité

Radicalité. 20 penseurs vraiment critiques, coordonné par Cédric Biagini, Guillaume Carnino et Patrick Marcolini, L'Échappée, 2013, 432 pages, 25 €

Tout est dans le vraiment, dans ce projet éditorial à deux faces. La première est la plus évidente et consiste à présenter vingt penseurs et penseuses, issuEs de différentes traditions politiques et intellectuelles, qui offrent de la société où nous vivons une critique en profondeur (radicale) en s'attaquant aux causes des maux actuels. La critique est d'ordre économique, technique, culturel et politique, éclatant les fronts et prenant au sérieux des registres qui ont pu apparaître comme secondaires : la technique n'est pas le problème, ça dépend de ce qu'on en fait ; la culture est affaire d'usages et de représentations individuelles, qui n'ont pas lieu d'être jugées à l'aune politique sauf à entraîner l'accusation de discours moralisateur.

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jeudi 6 mars 2014

Survivre et vivre

Survivre et vivre. Critique de la science, naissance de l'écologie, coordonné par Céline Pessis, L’Échappée, Montreuil, 2014, 480 pages, 25 euros

La revue Survivre publie son premier numéro en 1970, à l'initiative d'un groupe de mathématiciens que l'on pourrait qualifier de pacifistes. Les liens entre la recherche fondamentale et leurs applications militaires, à l'issue de guerres post-coloniales et en pleine guerre du Vietnam, stimulent une réflexion sur le rôle social de la science qui ira pendant les cinq années suivantes en se radicalisant et en augmentant la variété de ses préoccupations, au point qu'il est possible de dire que Survivre... et vivre est l'une des grandes revues écologistes des années 1970. Une sélection de textes et leur introduction par Céline Pessis permettent de découvrir ce parcours intellectuel et politique fulgurant qui s'achève au n°19, en 1975. Des contre-coups de Mai 68 à ceux de la candidature de René Dumont, en passant par le rapport du club de Rome, Survivre... et vivre a posé des questions qui sont encore celles que se posent (ou devraient se poser) les mouvements écologistes.

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lundi 3 mars 2014

A qui de nous faire préférer le train ?

Même aux USA, pays du libéralisme économique, il est possible de prendre le train à des prix qui ne font pas dresser les cheveux sur la tête. Et heureusement, car si les cars (1) Greyhound ont une belle réputation, que l'on doit à des films hollywoodiens comme Macadam Cowboy, il faut revoir ce film et les autres avec un peu moins de paillettes dans les yeux : le Greyhound, c'est pour les pauvres et tou-te-s celles qui ne peuvent pas faire le trajet en avion. L'imaginaire américain prétend que vous aurez de fortes chances de faire le voyage (interminable) aux côtés d'une personne malodorante et/ou en grande détresse. Au Canada, un voyageur a ainsi fini son trajet la tête coupée par son binôme de car (faut dire que c'est long). Le plus grand désagrément que j'aie connu, c'est de faire les deux heures entre Seattle et la capitale de l'état dans un car aux vitres tellement crades que je n'ai pas pu voir le Mt Rainier de plus près. Ah, oui, et la demi-heure de queue avec un vigile grossier qui nous a demandé d'ouvrir nos bagages à main pendant qu'il commentait le contenu – des bagages des passager-e-s du wagon à bestiaux précédents. C'est le genre d'expérience qu'on apprécie d'avoir fait, mais qui ne vaut pas la peine d'être répétée.

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jeudi 16 janvier 2014

Un solutionnisme écolo-alternatif ?

DIY, agroforesterie, revenu garanti, agriculture urbaine, tirage au sort des mandats politiques, BRF, végétarisme, etc. Les écolos-alternatifs/ves ont une multitude de propositions pour faire du monde un endroit plus vivable. Le BRF (bois raméal fragmenté) réduit les besoins en eau de l'agriculture, le végétarisme s'adresse aux impacts désastreux de l'industrie animale, le tirage au sort nous fait retourner aux fondamentaux de la démocratie, le revenu garanti met à l'abri de la misère qui touche de plus en plus de personnes, particulièrement des femmes et particulièrement des enfants, le DIY (do-it-yourself) fait baisser la fièvre acheteuse.

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lundi 2 décembre 2013

Écologie politique : comment ne pas entendre

Ce matin sur France Inter, dans un de ces télescopages saisissants qui servent de signe ostentatoire de pensée originale, le chroniqueur politique maison mettait en parallèle la crise écologique et sociale et les échecs d'EELV : c'est parce que "les écolos" engagé-e-s dans la gestion des affaires publiques s'en sortent plutôt mal qu'on se rapproche des limites du système productiviste, notamment le système agro-alimentaire breton. Cassandre ne parle pas assez fort, ou bien elle n'articule pas assez bien, ou encore elle n'utilise pas des concepts assez stratégiques, toujours est-il qu'on peut passer des années à ne pas l'écouter et finir ensuite par le lui reprocher. Ben tiens.

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samedi 16 novembre 2013

La fin du monde, les riches et les gueux

A propos de trois films

Soleil vert, Richard Fleischer (1973)
Idiocracy, Mike Judge (2006)
Elyseum, Neill Blomkamp (2013)

C'est dans 50 ou 150 ans et le monde est devenu étouffant dans tous les sens du terme : surpeuplé et surchauffé, un enfer.

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mercredi 9 octobre 2013

Les Îles du Paradis

Richard Grove, Les Îles du Paradis. L'Invention de l'écologie aux colonies, 1660-1854, La Découverte, 164 pages, 13,50 €

Il est des textes dont on ne sait trop quoi faire quand on est éditeur : trop longs pour la revue, trop courts pour le livre. C'est une gageure, pour laquelle on invente des formes, consistant le plus souvent à faire des livres à partir de très longs articles. Car hors du livre, point de salut : avez-vous déjà lu un article de cinquante pages dans la presse française ? C'est monnaie courante pourtant dans le monde anglo-saxon, mais chez nous cette forme d'écriture n'existe plus depuis Albert Londres, il n'y a rien entre les dix pages de « grand reportage » et le bouquin de 200 pages. Les Prairies ordinaires bricolent donc Le Stade Dubaï du capitalisme de Mike Davis (96 pages, 8 €) avec l'aide d'un long article de François Cusset sur le même sujet. Pendant que les éditions Allia livrent brut La Montée des eaux de Charles Mann dans un micro-bouquin (64 pages, 3,10 €). On gonfle le texte ou on assume sa brièveté.

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samedi 5 janvier 2013

A la recherche de la "sexualité naturelle"

Voici une lettre envoyée en privé à l'animateur d'un blog écolo, en guise de réponse énervée à un billet qui se targuait de critiquer la technique pour justifier son homophobie. Sans réponse de sa part, je décide de la mettre ici à disposition. Entre temps, Stéphane Lavignotte et moi avons publié une tribune dans le cadre du même débat et avec un angle assez proche.

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