Mon blog sur l'écologie politique

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mardi 19 juillet 2016

Ghosbusters et le sens de l'empathie

Stupeur en ce début d'année 2016, quand Sony Pictures dévoile les premières images de son reboot Ghostbusters, produit par Ivan Reitman et dans lequel apparaissent les acteurs et co-auteurs du film original (à l'exception de Harold Ramis, décédé en 2014). Malgré le parrainage de l'équipe originale, le public s'étrangle d'indignation. Ce nouveau Ghostbusters a-t-il annoncé être composé de longues digressions façon cours de physique ? Met-il en scène des fantômes à la Casper, trop gentils pour nous faire sursauter ? Les nouveaux chasseurs de fantôme sont-ils tous les quatre les acteurs les plus détestés de Hollywood, spécialisés dans des rôles de serial killer ? La bande annonce est-elle assurée par Doris Day ? Non, ce qui déclenche cette tempête, c'est que les personnages principaux sont tous féminins. Rendez-vous compte, quatre femmes, alors qu'une suffit souvent à rétablir l'équilibre (avec un Noir et un nerd).

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jeudi 26 décembre 2013

Game of Thrones est-elle une série féministe ?

La polémique fait rage dans un groupe de mes ami⋅e⋅s (et au-delà semble-t-il) : Game of Thrones est-elle une série féministe ? Pour : des personnages féminins nombreux, variés, forts (si l'on est faible, dans ce Moyen-Âge fantasmé (1) et marqué par le darwinisme social, on a peu de chances de rester un personnage) et une narration qui serait « un drame sophistiqué sur la subculture patriarcale », à l'instar des Sopranos ou de Mad Men. C'est à dire que la fiction se déroule dans un monde brutalement patriarcal pour justement produire un discours là-dessus et en montrer la misère, pour les femmes comme pour les hommes.

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samedi 16 novembre 2013

La fin du monde, les riches et les gueux

A propos de trois films

Soleil vert, Richard Fleischer (1973)
Idiocracy, Mike Judge (2006)
Elyseum, Neill Blomkamp (2013)

C'est dans 50 ou 150 ans et le monde est devenu étouffant dans tous les sens du terme : surpeuplé et surchauffé, un enfer.

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samedi 19 janvier 2013

Portland, capitale cinéphile de l'Amérique du Nord ?

Avant que ne décline dramatiquement la fréquentation des salles de cinéma, l'exploitation des films était structurée d'une manière assez différente de celle que nous connaissons aujourd'hui. Au fil des décennies, le nombre de copies mises en circulation à leur sortie n'a cessé de croître, l'idéal étant que dans les plus petites salles on puisse accéder aux films huit semaines au plus tard après leur sortie nationale. La télévision, qui a drainé le public des salles, stimule aussi la fréquentation des cinémas. Et tout le monde est de plus en plus impatient de voir dès les premières semaines une sortie abondamment commentée à la télé. L'offre des salles répond à cette impatience, les copies déferlent sur tout le territoire pour une durée de vie de plus en plus courte, et chaque année voit battu le record du nombre de copies pour un même film (350 ! 700 !). On voit même des multiplexes programmer le même blockbuster dans plusieurs salles pour qu'il soit accessible à n'importe quelle heure du jour. On n'a plus jamais loupé l'heure, la prochaine séance commence en permanence. Tout cela occasionne un gâchis de pellicule auquel le numérique et ses copies reproductibles sans (presque) de support matériel semblerait (presque) apporter une réponse écologique (nous y reviendrons dans un prochain texte). Et une standardisation des salles, qui programment toutes à peu près les mêmes films au même moment (y compris les films de patrimoine, qui n'échappent pas à la règle), et dont les différences tarifaires ne tiennent qu'à un critère : subventionnées ou non.

En arrivant à Portland, sans me douter du sort qui m'attendait en tant que spectatrice, j'ai fait non seulement un voyage dans l'espace, mais aussi un voyage dans le temps.

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dimanche 6 janvier 2013

Catch féminin et roller derby : ouvrir le champ des possibles

A propos de deux films
GLOW. Gorgeous Ladies of Wrestling, Brett Whitcomb, 2012
Whip It (Bliss), Drew Barrymore, 2009

Le catch dans les années 80 et le roller derby aujourd'hui sont deux expressions féminines bien particulières, mais qui ont à y réfléchir de nombreux points communs. Au-delà du jeu (mettre à terre l'adversaire, se frayer un passage dans le peloton à coups de hanches), ce sont des jeux de rôle qui permettent de se moquer d'identités stéréotypées (Babe la gentille fille du fermier), d'en créer de nouvelles, à l'aide de noms et de costumes, souvent trash, punk ou mauvais genre, toujours ironiques (ici les exemples ne manquent pas, mais je ne sais pas par où commencer), ou de rendre hommage à son histoire et à ses racines (Mount Fiji, Rosa Sparks).

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