Mon blog sur l'écologie politique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

> Malaisie et Indonésie

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 28 juin 2017

Indonésie : quand Bali dit non au tourisme de masse

Chaque année, la moitié des touristes qui viennent découvrir l’immense archipel indonésien se retrouvent à Bali, une île grande comme un ou deux départements français. Ses temples hindous, ses frangipaniers aux fleurs odorantes, ses rizières en terrasse dont le système d’irrigation est classé au patrimoine mondial de l’Unesco… mais aussi ses embouteillages, ses plages bondées et ses millions de visiteurs aux épaules rougies par le soleil. La destination culturelle jadis prisée par les hippies est devenue usine à touristes. Alors, quand un magnat prévoit de poldériser 700 hectares de zone humide en pleine ville, c’est toute l’île qui se lève pour refuser le projet. Environnementalistes, employés du secteur touristique ou artistes, ils sont tous très tolak, du nom du mouvement « Bali Tolak Reklamasi Teluk Benoa » (« Non à la poldérisation de la baie de Benoa »).

La suite sur Asialyst.com

mardi 28 février 2017

En Malaisie, la société civile au chevet des réfugiés rohingyas

Une myriade d’acteurs de la société civile tentent, dans un certain désordre, de compenser l’incurie du gouvernement de Malaisie et de porter assistance aux dizaines de milliers de réfugiés rohingyas auxquels le pays refuse l’asile et le droit de travailler.

La suite sur le site Mediapart.

lundi 23 janvier 2017

Luttes environnementales en Malaisie et Indonésie

Ce vendredi "La voix sans maître" sur Radio Campus Lille s'intéresse aux luttes environnementales en Malaisie et Indonésie avec la présentation de trois de ses reportages dans la région. Cette émission est écoutable en cliquant ICI. Le morceau de Superman Is Dead débute à 10'17 et la discussion à 14'25.

Lire la suite...

dimanche 22 janvier 2017

Voyage à la source des écologistes de Java

Reportage paru dans le numéro 116 de L’Âge de faire en février 2017.


C’est dans un pick-up que nous quittons Wringinanom, où se trouvent les locaux de l’association écologiste Ecoton, pour rejoindre les hautes terres de Wonosalam, à l’Est de Java, en Indonésie. À moitié biologiste de terrain et à moitié organisateur communautaire, Amir est au volant. C’est lui qui coordonne depuis 2010 un programme de réhabilitation de la forêt mené avec les habitant·es du district. Il a vécu sur place pendant deux ans lors de la mise en place du programme et aujourd’hui il est accompagné par Riska, biologiste elle aussi, par Afrianto, un bénévole de l’association, et par Heri, dont les photos illustrent ce reportage. Tout le monde a hâte de rejoindre la fraîcheur des hautes terres. Pour les biologistes, il s’agit d’améliorer la qualité des eaux des cinq rivières qui dévalent de ces montagnes. Les habitant·es, pour leur part, cherchent des activités durables pour faire vivre leur district.

Lire la suite...

mardi 13 décembre 2016

Kuala Lumpur, 19 novembre : Bersih !

Pas de violence policière dans les rues, mais une répression en amont. Pour sa cinquième marche, le mouvement de la société civile malaisienne Bersih a rassemblé environ 40 000 de ses supporters dans les rues de Kuala Lumpur. En huit heures de manifestation, aucune émeute alors que 7000 policiers avaient été déployés. Pour rendre le mouvement aphone, le gouvernement de Najib Razak a fait arrêter la secrétaire générale de Bersih : depuis la veille de la manifestation, vendredi 18 novembre, Maria Chin Abdullah est en cellule de confinement pour 28 jours sans autre forme de procès. Ses avocats viennent de déposer une plainte en justice. Après la manifestation de samedi, Najib Razak paraît loin d’être affaibli, malgré l’immense scandale de corruption 1MDB, qui ternit son image. Comment expliquer le rapport de force actuel entre le Premier ministre et la société civile qui demande sa démission ? Qui était à la manifestation de samedi ? Quels sont les espoirs de ceux qui se sont mobilisés ? Un reportage à Kuala Lumpur publié le 23 novembre par Asialyst. (Le chapô et les intertitres sont de la rédaction.)

Lire la suite...

Malaisie : le "people power" et les élections "propres" selon Tian Chua

C’est l’une des grandes figures de l’opposition en Malaisie. Arrêté après la 5e manifestation de Bersih le 19 novembre dernier, Tian Chua est vice-président du PKR, le Parti de la justice du peuple. Son organisation politique fait partie de ce vaste mouvement de la société civile malaisienne qui réclame la démission du Premier ministre Najib Razak et qui rythme la vie publique pays depuis 2007. Tian Chua a été relâché au bout de quelques jours, peu avant que Maria Chin, leader du mouvement Bersih arrêtée la veille du grand rassemblement, ne soit libérée à son tour. Le député d’opposition inscrit le mouvement Bersih contre la corruption et pour des élections équitables dans l’histoire de son pays mais également dans celle du « people power » d’Asie du Sud-Est, dont on célèbre ce mois-ci les trente ans.

Lire la suite...

mardi 29 novembre 2016

Malaisie : la nouvelle aura de Maria Chin, leader du mouvement Bersih

Chaque soir depuis dix jours, sur la place de l’Indépendance à Kuala Lumpur, les supporters du mouvement anti-corruption Bersih se sont réunis en soutien à Maria Chin Abdullah, incarcérée depuis la veille du rassemblement, le 18 novembre, au titre du Security Offences Special Measures Act (Sosma). Hier lundi 28 novembre dans la soirée, les slogans sont repris plus joyeusement : la présidente de Bersih 2.0 a été libérée dans l’après-midi.

Lire la suite...

mercredi 23 novembre 2016

Le village de Lakarwodo résiste en cartes

C’est en secret que les villageois de Lakardowo, à Java Est, se rendaient à dix kilomètres de là dans les locaux de l’ONG Ecoton, une association de défense de l’environnement. « Les femmes, lors de leurs premières formations sur les déchets toxiques ou sur les régulations environnementales, mentaient à leur famille et à leur voisins quand elles venaient ici. Les hommes attendaient 22 h pour que personne ne les voie. » Riska se souvient de leurs premiers contacts avec l’équipe de biologistes militants dont elle est la benjamine. Depuis quelques mois, elle a le plaisir de voir les villageois venir de jour et toujours plus nombreux, entassés sur le plateau d’un pick-up, pour élaborer avec l’ONG des réponses à ce que vit le village depuis six ans.

En 2010 une usine de traitement de déchets toxiques, PT PRIA (Putra Restu Ibu Abadi), s’installe sur la commune, se présentant aux autorités du village comme une usine de briques et de papier recyclé. Il faut du temps, des lanceurs d’alerte et des malades pour comprendre que les briques en question ne sont que l’une des formes sous lesquelles l’usine se débarrasse de déchets toxiques..

La suite sur le site visionscarto.net.

jeudi 29 septembre 2016

Cartographie participative du vélo potentiel à Kuala Lumpur

Kuala Lumpur a, vu du ciel, des airs de plats de spaghetti où s’emmêlent les autoroutes à deux fois trois ou quatre voies. Dans les quartiers, les automobiles garées sur les trottoirs, les embouteillages où les pare-chocs se touchent presque et la priorité donnée aux voitures sur les piétons rendent improbable l’idée de faire du vélo dans la capitale malaisienne. C’est pourtant le cas, même si les cyclistes sont assez rares pour qu’on puisse passer une journée sans en voir un… Mais cela ne s’improvise pas, il est déconseillé de partir à l’aventure sans une idée précise de son itinéraire. Pour cela, l’apprenti·e cycliste peut désormais compter sur une carte qui l’aidera à circuler dans la jungle urbaine : Cycling KL Bicycle Map.

La suite sur le site Visions carto.

mardi 18 novembre 2014

Extractivisme et développement : écologie de la Malaisie (1)

Là où les moussons se rencontrent

C'est le 11e pays le plus visité au monde, juste derrière la Thaïlande. Comme la France, carrefour de l'Europe occidentale à la rencontre des mondes latins et germaniques, la Malaisie bénéficie d'une position géographique privilégiée, entre mer de Chine et océan Indien. Les moussons ont permis pendant des siècles aux marins et aux marchands chinois de descendre jusqu'au sud de la péninsule malaise et d'y rencontrer ceux des mondes indiens et arabes, poussés par d'autres vents. Le caractère multiculturel de la société malaisienne aujourd'hui est aussi l'héritage de la colonisation du pays et de l'exploitation de ses ressources naturelles par les Britanniques. Fortement stigmatisée dans les années 1980 et 1990, pendant lesquelles elle fut le deuxième exportateur mondial de bois tropicaux (pour une surface équivalent à une moitié de France !), la Malaisie ne s'est jamais remise de l'usage qui a été fait d'elle sous l'ère coloniale : un réservoir de richesses naturelles à piller. Le caoutchouc et l'étain ont été remplacés par le palmier à huile et le pétrole, mais les structures extractivistes (1) ne changent pas, dans les effets de la rente qu'elle produit et dans sa redistribution, dans le rapport à la Nature et au temps long.

Lire la suite...

- page 1 de 2