Mon blog sur l'écologie politique

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lundi 20 juin 2016

Un travail sans qualité

Autour de moi j’ai pu étonner mon monde en racontant combien je m’étais plus épanouie dans un travail normal que dans les multiples activités bénévoles beaucoup plus intéressantes et riches de sens que je menais et qui m’ont permis de rencontrer des gens formidables. Ça a des airs de paradoxe, que j’aie préféré m’enfermer tous les jours au 7e étage dans une grosse institution à faire un peu de com plutôt que livrer tous les six mois L’An 02, travailler sur On achève bien les éleveurs ou écrire Égologie. Ce sont pourtant trois belles réalisations, pour lesquelles je reçois beaucoup de reconnaissance. Ma production au 7e étage est loin de mériter les mêmes louanges, même si j’ai eu la chance qu’on me glisse un mot d’appréciation. Et pourtant, si je devais choisir une activité pour le reste de la vie, je choisirais le 7e étage – un peu triste tout de même de ne plus avoir le temps de m’impliquer dans des œuvres plus importantes aux yeux des autres et des miens. C’est un mystère, que cette appréciation ne suffise pas à me les faire préférer.

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mardi 5 avril 2016

Porte de la Chapelle

Voici quelques répliques que j'aurais aimé placer au bon moment. « L'AAH ? Mais c'est gé-nial ! » ─ « C'est 800 euros, le montant de ton loyer, alors imagine un peu ma vie. »

« C'est super, d'être au chômage volontaire comme tu fais. » ─ « Nous nous rencontrons pour la première fois et si tu m'avais demandé pourquoi j'étais au chômage, je t'aurais répondu que je ne trouve pas de travail. »


« Toi, tu n'aimes pas travailler. » ─ « Derrière toi il y a un ordi d'occasion qui rame un peu, sur un secrétaire. Je m'y assieds à 7 h tous les matins et j'ai du mal à décoller avant d'avoir répondu à toutes les sollicitations, vers 15 h. Je travaille bénévolement à coordonner une revue qui sort tous les semestres, à solliciter auteur·es et prestataires, avec d'autres bénévoles qui ne font pas leur part du boulot et n'ont jamais envisagé de me rémunérer. » (Celle-là, j'ai réussi à la dégainer à temps.)

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jeudi 24 décembre 2015

Le chômage, c'est la mort

Il y a quelques temps, une copine me disait combien le travail, c’est la mort. Des suicides sur le lieu de travail (qui arrivent par vagues dans les médias) aux burn-out, de la vulnérabilité que la hiérarchie crée face au harcèlement à la dépossession dont témoignent tant et tant de gens du métier, il semble qu’il n’y ait rien à défendre dans l’organisation du travail aujourd’hui. Est-ce une raison suffisante pour taper dans le dos d’une chômeuse comme moi en la félicitant de ne pas être employée ? Peut-être pas, aussi ai-je répliqué à ma pote que le chômage, c’est la mort.

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