Mon blog sur l'écologie politique

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dimanche 22 janvier 2017

Voyage à la source des écologistes de Java

Reportage paru dans le numéro 116 de L’Âge de faire en février 2017.


C’est dans un pick-up que nous quittons Wringinanom, où se trouvent les locaux de l’association écologiste Ecoton, pour rejoindre les hautes terres de Wonosalam, à l’Est de Java, en Indonésie. À moitié biologiste de terrain et à moitié organisateur communautaire, Amir est au volant. C’est lui qui coordonne depuis 2010 un programme de réhabilitation de la forêt mené avec les habitant·es du district. Il a vécu sur place pendant deux ans lors de la mise en place du programme et aujourd’hui il est accompagné par Riska, biologiste elle aussi, par Afrianto, un bénévole de l’association, et par Heri, dont les photos illustrent ce reportage. Tout le monde a hâte de rejoindre la fraîcheur des hautes terres. Pour les biologistes, il s’agit d’améliorer la qualité des eaux des cinq rivières qui dévalent de ces montagnes. Les habitant·es, pour leur part, cherchent des activités durables pour faire vivre leur district.

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mercredi 28 décembre 2016

Le revenu garanti, une mesure productiviste ?

Un article paru en juin 2016 dans le n°23 de Moins!, journal romand d'écologie politique et qui reprend une partie de ma brochure sur le revenu garanti.

J'ai édité dans mes jeunes années une brochure qui faisait la promotion du revenu garanti : comment « perdre sa vie à la gagner » (1), expliquaient de jeunes écologistes proposant plutôt de rester au lit pour « transformer son temps en bonheur en tranches ». Presque quinze ans après, parmi les rédacteurs et rédactrices de ces textes, beaucoup sont engagé-e-s dans des activités bassement productives et rémunérées : maraîchage, enseignement du français langue étrangère, soin aux enfants handicapés… Il y avait finalement de quoi faire sans pourrir la planète.

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mardi 13 décembre 2016

Kuala Lumpur, 19 novembre : Bersih !

Pas de violence policière dans les rues, mais une répression en amont. Pour sa cinquième marche, le mouvement de la société civile malaisienne Bersih a rassemblé environ 40 000 de ses supporters dans les rues de Kuala Lumpur. En huit heures de manifestation, aucune émeute alors que 7000 policiers avaient été déployés. Pour rendre le mouvement aphone, le gouvernement de Najib Razak a fait arrêter la secrétaire générale de Bersih : depuis la veille de la manifestation, vendredi 18 novembre, Maria Chin Abdullah est en cellule de confinement pour 28 jours sans autre forme de procès. Ses avocats viennent de déposer une plainte en justice. Après la manifestation de samedi, Najib Razak paraît loin d’être affaibli, malgré l’immense scandale de corruption 1MDB, qui ternit son image. Comment expliquer le rapport de force actuel entre le Premier ministre et la société civile qui demande sa démission ? Qui était à la manifestation de samedi ? Quels sont les espoirs de ceux qui se sont mobilisés ? Un reportage à Kuala Lumpur publié le 23 novembre par Asialyst. (Le chapô et les intertitres sont de la rédaction.)

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Malaisie : le "people power" et les élections "propres" selon Tian Chua

C’est l’une des grandes figures de l’opposition en Malaisie. Arrêté après la 5e manifestation de Bersih le 19 novembre dernier, Tian Chua est vice-président du PKR, le Parti de la justice du peuple. Son organisation politique fait partie de ce vaste mouvement de la société civile malaisienne qui réclame la démission du Premier ministre Najib Razak et qui rythme la vie publique pays depuis 2007. Tian Chua a été relâché au bout de quelques jours, peu avant que Maria Chin, leader du mouvement Bersih arrêtée la veille du grand rassemblement, ne soit libérée à son tour. Le député d’opposition inscrit le mouvement Bersih contre la corruption et pour des élections équitables dans l’histoire de son pays mais également dans celle du « people power » d’Asie du Sud-Est, dont on célèbre ce mois-ci les trente ans.

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mardi 29 novembre 2016

Malaisie : la nouvelle aura de Maria Chin, leader du mouvement Bersih

Chaque soir depuis dix jours, sur la place de l’Indépendance à Kuala Lumpur, les supporters du mouvement anti-corruption Bersih se sont réunis en soutien à Maria Chin Abdullah, incarcérée depuis la veille du rassemblement, le 18 novembre, au titre du Security Offences Special Measures Act (Sosma). Hier lundi 28 novembre dans la soirée, les slogans sont repris plus joyeusement : la présidente de Bersih 2.0 a été libérée dans l’après-midi.

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mercredi 23 novembre 2016

Le village de Lakarwodo résiste en cartes

C’est en secret que les villageois de Lakardowo, à Java Est, se rendaient à dix kilomètres de là dans les locaux de l’ONG Ecoton, une association de défense de l’environnement. « Les femmes, lors de leurs premières formations sur les déchets toxiques ou sur les régulations environnementales, mentaient à leur famille et à leur voisins quand elles venaient ici. Les hommes attendaient 22 h pour que personne ne les voie. » Riska se souvient de leurs premiers contacts avec l’équipe de biologistes militants dont elle est la benjamine. Depuis quelques mois, elle a le plaisir de voir les villageois venir de jour et toujours plus nombreux, entassés sur le plateau d’un pick-up, pour élaborer avec l’ONG des réponses à ce que vit le village depuis six ans.

En 2010 une usine de traitement de déchets toxiques, PT PRIA (Putra Restu Ibu Abadi), s’installe sur la commune, se présentant aux autorités du village comme une usine de briques et de papier recyclé. Il faut du temps, des lanceurs d’alerte et des malades pour comprendre que les briques en question ne sont que l’une des formes sous lesquelles l’usine se débarrasse de déchets toxiques..

La suite sur le site visionscarto.net.

vendredi 4 novembre 2016

La positive attitude

Et moi je suis arrivée à un point dans ma vie où je ne vais pas tous les jours faire des séances de photo dans des prairies fleuries au lever du soleil avec des femmes à la beauté stéréotypée mais où j'ai un avis à partager sur ce genre de propos consensuel.

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jeudi 29 septembre 2016

Cartographie participative du vélo potentiel à Kuala Lumpur

Kuala Lumpur a, vu du ciel, des airs de plats de spaghetti où s’emmêlent les autoroutes à deux fois trois ou quatre voies. Dans les quartiers, les automobiles garées sur les trottoirs, les embouteillages où les pare-chocs se touchent presque et la priorité donnée aux voitures sur les piétons rendent improbable l’idée de faire du vélo dans la capitale malaisienne. C’est pourtant le cas, même si les cyclistes sont assez rares pour qu’on puisse passer une journée sans en voir un… Mais cela ne s’improvise pas, il est déconseillé de partir à l’aventure sans une idée précise de son itinéraire. Pour cela, l’apprenti·e cycliste peut désormais compter sur une carte qui l’aidera à circuler dans la jungle urbaine : Cycling KL Bicycle Map.

La suite sur le site Visions carto.

lundi 5 septembre 2016

La positive attitude

Le constat est partagé : la société dans laquelle nous vivons est pathogène. Sédentarité, stress, pollutions diverses rendent nos corps malades. Quant à notre psychisme, il semble mal en point. Dans les milieux alter-écolos, je ne sais s'il s'agit de coaching psy pour maximiser son bien-être ou de soigner des maladies mentales mais j'ai l'impression de ne croiser que des patient-e-s accros à leur séance de psychothérapie (de la psychiatrie aux thérapies « alternatives »).

Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même (et pour soi-même), c'est dans ces milieux politiques-là que le problème est adressé le plus frontalement, au point que tout un business du bien-être s'y est développé, de la lampe au sel de l'Himalaya aux pratiques de développement personnel – dont le discours reste très critique des travers du monde contemporain. Dans une enquête sur des personnes conjuguant avec l'écologie leur intérêt pour le développement personnel, le sociologue Nicolas Marquis (1) a montré les « grammaires du changement » qu'elles ont dans tête et dans lesquelles le « travail sur soi » est un moteur important de changement social.

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mardi 19 juillet 2016

Ghosbusters et le sens de l'empathie

Stupeur en ce début d'année 2016, quand Sony Pictures dévoile les premières images de son reboot Ghostbusters, produit par Ivan Reitman et dans lequel apparaissent les acteurs et co-auteurs du film original (à l'exception de Harold Ramis, décédé en 2014). Malgré le parrainage de l'équipe originale, le public s'étrangle d'indignation. Ce nouveau Ghostbusters a-t-il annoncé être composé de longues digressions façon cours de physique ? Met-il en scène des fantômes à la Casper, trop gentils pour nous faire sursauter ? Les nouveaux chasseurs de fantôme sont-ils tous les quatre les acteurs les plus détestés de Hollywood, spécialisés dans des rôles de serial killer ? La bande annonce est-elle assurée par Doris Day ? Non, ce qui déclenche cette tempête, c'est que les personnages principaux sont tous féminins. Rendez-vous compte, quatre femmes, alors qu'une suffit souvent à rétablir l'équilibre (avec un Noir et un nerd).

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